L'œuvre de paix :
A. La paix avec Dieu.
Comprenez chers lecteurs, il est impossible qu'il y ait paix entre Dieu Saint et Juste, et le pécheur coupable de péchés contre Dieu. * En justice divine, non en vengeance, il faut que les péchés soient jugés, ôtés. Le psalmiste l'a écrit en ces mots: « La justice et la paix s'embrasse ». * Voici, Jésus-Christ rejeté, crucifié, ressuscité, devint ainsi « notre justice », « notre paix ». Il est écrit : « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquité ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, ». * L'apôtre Paul l'a expliqué ainsi : « ., il a voulu par lui tout réconcilier avec lui- même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche, ».
Oh Grâce! L'inimitié changée en amitié. C'est juridiquement fait, une fois pour toute.
L'œuvre de paix qui s'opère dans la conscience, le cœur du pécheur repentant, pardonné, réconcilié, est le fruit de l'œuvre de justice faite à la croix par le Prince de paix; laquelle est reçue par un acte de foi en Lui et son œuvre. « qui est notre paix, ».
( * Ésaïe 59.2 ; 53.4-5 ; Rom.3.23-29 ; 5.1-2 ; 6.23 ; Ps. 85.11 ; 2 Cor. 5.19-21 )
B. La paix de Christ.
Cette paix du Seigneur de la paix, ce don, force spirituelle qui varie au gré de la foi en exercice, de la prière et de l'action de grâce. Luther a commenté Philippiens 4.7 en ces mots : '' Cette paix de Christ, le plus grand de tous les biens, surpasse toute intelligence, parce que la raison humaine ne comprend pas qu'elle existe là où tout est propre à produire l'inquiétude et le trouble. Même pour les chrétiens animés de cette paix, elle demeure un mystère merveilleux. Ils sont eux-mêmes surpris par l'absence d'inquiétude face à une tragédie ou à des circonstances hostiles. Le chrétien dans l'affliction, ne voyant aucun moyen de délivrance, éprouve que la paix de Dieu surpasse tous les efforts inquiets de son esprit pour trouver la paix. L'apôtre ne parle point ici de la paix qu'on ressent lorsque le mal cesse, mais d'une paix qui, au sein même de l'épreuve, remplit l'âme de consolations et n'y laisse pas pénétrer le trouble. Or, qu'un homme reste en paix sous la croix, calme dans la tempête, et se réjouisse dans les tribulations, voilà ce que la raison humaine ne peut comprendre. Cette paix de Dieu garde le coeur et les pensées en Jésus-Christ, dans son œuvre, dans sa communion, dans sa paix, de sorte que l'homme persévère jusqu'à la fin ... ''
II est écrit : « Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, et
de toute manière. »
Quelqu'un l'a dit : '' Comme un poulet ne peut aboyer comme un chien; le non-sauvé, ni le
chrétien charnel, désobéissant, ne peut posséder efficacement ce précieux trésor ''.
Mon frère, cette paix, l'as-tu ? Règne-t-elle dans ton cœur, en tout temps et de toute manière ?
Réal Carrier